Le son provient d'une vibration
des molécules de l'air.
La propagation du son se fait à :
Hors les sons purs que produisent certains
instruments de laboratoire, conçus dans ce but, nous ne connaissons ordinairement
que les sons complexes c'est-à-dire qui peuvent être décomposés
en un très grand nombre de sons purs.
Parmi les caractères physiques qui caractérisent un son, nous
ne retenons ici que la fréquence, l'amplitude et la durée.
La fréquence correspond au nombre de cycles complets de vibrations en une seconde. Les sons graves ont une fréquence basse, par exemple entre 16 et 500 Hertz (Hz), les sons aigus ont une fréquence élevée, par exemple supérieure à 8 000 Hz. L'oreille humaine entend de 20 à 16 000 Hz : zone utile, car correspondant aux fréquences de la voix humaine et des sons familiers de nos activités : 500-3500 Hz.
L'amplitude de l'oscillation qui représente la vibration correspond à l'intensité : plus l'amplitude est grande, plus le son est "fort".
La durée permet de distinguer les sons impulsionnels (inférieurs à 300 millisecondes), les sons impulsifs (inférieurs à 1 seconde), les sons continus (supérieurs à 1 seconde). Parmi ces derniers on distingue aussi les sons stables, fluctuants, intermittents.
Le bruit est un son inopportun.
Il est "une vibration acoustique erratique intermittente ou statistiquement
aléatoire".
On propose aussi une autre définition : "Toute sensation auditive désagréable
ou gênante".
Il peut être toléré de façon très différente
selon les individus et selon les sociétés, les cultures, les civilisations.
On est davantage gêné par le bruit des autres que par le sien propre
(qui surprend moins par ses impulsions).
Unités de mesure : À
1000 Hz, le seuil de perception est de 10-12 watts
/ m2 (ou 20 micro Pascals)
et la douleur apparaît à 1 watt. L'échelle de mesure s'étend
donc de 1 à 10-12.
Pour réduire cet écart incommode, on choisit une expression en
Log décimal, ce qui ramène l'échelle de mesure à
0 à 12. L'unité est alors le Bel. Mais on utilise communément
le décibel, d'où une échelle de 1 à 120.
(donc les intensités exprimées en dB ne s'additionnent pas, deux
sons de 90 dB émis en même temps donnent un son résultant
de 93 dB et non de 180 dB.) Le décibel correspond de plus (heureux hasard),
à la variation d'intensité que l'oreille peut détecter
entre deux sons.
Exemple d'intensités :
Presbyacousie : les performances auditives baissent après 35 ans, plus chez les hommes que chez les femmes. Cela est dû au vieillissement de l'organe de Corti, dans lequel se trouvent les cellules qui transforment la vibration acoustique en influx nerveux qui, par le nerf auditif, rejoint le cerveau. Nous sommes inégaux devant cette affection qui est partiellement d'origine génétique, mais aussi liée au mode de vie. Elle est due conjointement à un déficit auditif pur et à la baisse des capacités intellectuelles du sujet appliquées à la discrimination des sons afin de les isoler puis de leur donner un sens. D'où l'intérêt d'appareiller assez tôt les patients, avant qu'ils ne perdent une partie de leurs capacités de traitement de l'information, d'autant que quand on agit trop tard le sujet accuse l'appareil d'amplifier tous les sons et de "l'assourdir". (Rappel étymologique : PRESBUS = "vieux" en grec ancien)
C'est un phénomène que nous avons tous ressenti au sortir d'un lieu très bruyant. Elle consiste en une augmentation du seuil de perception. Elle est temporaire, dure souvent plusieurs heures. Elle est régressive au début. Elle est maximale pour les sons de 4000 Hz. Elle varie selon les individus, les niveaux sonores, les durées d'exposition.
Elle apparaît lorsque l'intensité
dépasse 85 dB pour 8 heures de travail. Elle est donc fréquente.
L'expression clinique est assez pauvre au début : sifflements, sensation
d'oreille ouatée.
L'évolution est rapide pendant les premières années, plus
lente ensuite.
À la longue :
L'examen pratiqué est l'audiogramme de perte. Le sujet est installé dans une cabine insonorisée. Par l'intermédiaire d'un casque posé sur les oreilles, il reçoit des sons de fréquence et d'intensité réglées par l'examinateur. On cherche à connaître l'intensité minimale qui est entendue pour chaque fréquence. La comparaison de très nombreuses courbes a permis de déterminer les performances normales de l'oreille humaine. Ainsi, il est normal de percevoir un son de 70 dB à 30 Hz, un son de 5 dB à 1000 Hz, un son de 25 dB à 8000 Hz, etc. Si à une de ces fréquences, il faut une intensité plus forte, c'est donc que le seuil de perception de cette oreille est abaissé d'autant. Si le phénomène a quelque ampleur, on pourra parler de surdité. De nombreuses variantes opératoires existent.
Dans le cadre des fortes expositions
aux bruits, on met en évidence un déficit de 20 à 30 dB
à 4000 Hz qui s'étendra ensuite vers 8000 puis 16000 Hz. Ceci
explique qu'au début il n'existe pas de gêne, car ces fréquences
ne sont pas celles de la conversation. Puis le déficit s'étendra
vers 2000 puis 1000 Hz. Le patient découvre alors sa surdité,
trop tard.
Les bruits responsables appartiennent à une bande assez large, allant
de 350 à 5000 Hz. Ils donnent un déficit une demi-octave à
deux octaves au-dessus, assez souvent entre 3000 et 6000 Hz : le milieu de cette
zone déficitaire et donc la fréquence la plus altérée,
se trouvent à 4000 Hz. (Même raisonnement pour situer la fréquence
supportant le maximum de fatigue auditive).
Tableau 42 des Maladies Professionnelles. On exige au moins une perte de 35 dB en moyenne sur l'oreille la moins atteinte. Les grilles d'indemnisations tiennent compte du déficit auditif calculé selon la formule suivante :
Déficit = (déf. à 500 Hz) x 2 + (déf. à
1000 Hz) x 4 + (déf. à 2000 Hz) x 3 + déf. à 4000
Hz
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Les risques collectifs engendrés par le bruit sont dus essentiellement à l'effet de masque. Les conversations deviennent impossibles, malgré le forçage vocal et ses conséquences (douleurs, dysphonie). Les signaux d'alarme et de sécurité ne sont plus audibles, d'où des risques accrus d'accidents du travail.
- Prévention collective :
- Prévention individuelle : on la met en place en cas d'insuffisance
de la prévention collective. On a alors recours aux casques, bouchons
d'oreilles (les produits proposés sont variés et parfois très
sophistiqués).
Les tests prédictifs sont peu sûrs ou peu employés. (par
exemple le "test de travail" : quelle est la perte du seuil d'audition à
la fréquence 4000 Hz après 8 heures d'exposition au bruit du
milieu de travail ? Régresse-t-elle en 24 heures ?)
Sons continus : (*)
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| Niveau de pression acoustique de crête (en dB) | 135 dB | 115 dB | 95 dB | 90 dB |
| Nombre limite d'impulsions ou de chocs pour 8 heures | 1 | 100 | 10 000 | 30 000 |
Champ auditif normal : graphique de Wegel
Audiogramme de perte