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Correspondance entre ancienne et nouvelle nomenclature anatomique |
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Cubitus
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Ulna
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Semi-lunaire
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Lunatum
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Epicondyle
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Epicondyle latéral de l'humérus
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Epitrochlée
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Epicondyle médial de l'humérus
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Loge de Guyon
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Canal ulnaire
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Muscle sous épineux
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Muscle infra épineux
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Muscle sus épineux
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Muscle supra épineux
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Ligament annulaire antérieur du carpe
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Rétinaculum des fléchisseurs
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Muscle grand palmaire
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Muscle fléchisseur radial du carpe
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Muscle cubital antérieur
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Muscle fléchisseur ulnaire du carpe
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Muscle long biceps
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Chef long du muscle biceps brachial
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Apophyse styloïde radiale
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Processus styloïde radial
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Ces affections sont de plus en plus nombreuses et touchent des travailleurs de plus en plus jeunes, après un temps d'exposition de plus en plus court. Elles sont des affections fréquemment rencontrées.
Elles constituent 45 % des maladies professionnelles reconnues et 50 % du nombre des cas de maladies professionnelles ayant entraîné un arrêt de travail. Encore ne s'agit-il là que de la partie visible de l'iceberg.
Les T.M.S. ne sont pas des accidents mais résultent de l'action
à terme de contraintes modérées, soutenues ou bien
répétitives appliquées sur des tissus sains ou non.
On s'accorde à reconnaître à ces affections une origine
plurifactorielle :
- évolutions de l'organisation du travail en relation avec des processus
de mécanisation ou d'automatisation,
- susceptibilités individuelles,
- sollicitations excessives de muscles ou de tendons : amplitude, force,
répétition sont les paramètres à étudier.
Le diagnostic fait appel à des manžuvres cliniques telles que :
Le traitement est souvent long.
Au stade de tendinopathie isolée, il comporte une mise au repos
(6 à 8 semaines), des infiltrations cortisoniques juxta-tendineuses,
des antalgiques et des anti-inflammatoires, des séances de physiothérapie,
une rééquilibration musculaire après obtention de l'indolence.
La reprise du travail est alors possible. On évitera le travail nécessitant
le maintien des bras au-dessus de 60° d'élévation. On réorganisera
le poste de travail et on évitera les opérations de manutention.
Au stade d'insuffisance fonctionnelle de la coiffe, la thérapeutique
est la même. Mais l'activité professionnelle doit être
adaptée en respectant impérativement les contre indications
suivantes :
Le port de charges légères reste possible, bras tendus, en
position basse. Le soulèvement de charges se fera préférentiellement
grâce à la flexion des coudes, les bras en position pendante.
En cas de rupture de la coiffe, un traitement chirurgical est requis
et une inaptitude avec reclassement est souvent la mesure la plus appropriée.
Diagnostic
On retrouve une douleur en région épicondylienne à la
palpation et une douleur à l'extension contrariée du poignet
et des doigts, l'avant-bras étant maintenu en extension. Les douleurs
sont plus vives lors de la mise en varus forcé du coude.
Traitement
Le repos s'impose pendant trois semaines afin de permettre une bonne cicatrisation
et de limiter les risques de récidive. En fonction du stade clinique,
on pourra aussi faire appel aux attelles, à la physiothérapie,
aux infiltrations, à la kinésithérapie.
Pour la reprise du travail, on évitera
les gestes dangereux : l'extension complète du coude, la préhension
serrée associée à une flexion palmaire, les flexions
- extensions du poignet, bras tendus.
D'une manière générale, on évitera l'hyperspécialisation
du travail et on favorisera la polyvalence des employés permettant
le changement de poste.
C'est une ténosynovite du premier compartiment dorsal de la main, se manifestant par une douleur au niveau de la styloïde radiale avec tuméfaction douloureuse en regard. Le test de Finkelstein est pathognomonique. Il consiste à demander une flexion adduction du pouce sur la base du cinquième métacarpien avec flexion cubitale du poignet. Cette position doit alors reproduire la douleur du patient.
Le patient se plaint de paresthésies se situant grossièrement à la face palmaire des 3 premiers doigts avec irradiations douloureuses possibles au poignet. Il est mis en évidence par la recherche du signe de Tinel (percussion de la partie médiane du ligament annulaire antérieur du carpe) et la recherche du signe de Phalen (mise en extension du poignet). L'évolution peut être marquée par une atteinte motrice se manifestant par une amyotrophie de l'éminence thénar. Un électromyogramme est requis pour le diagnostic et la reconnaissance en MPI.
Les gestes professionnels incriminés sont :
Les professions les plus exposées sont les charpentiers maçons, les scieurs et coupeurs, les polisseurs-meuleurs, les travailleurs à la chaîne, les emballeurs, les femmes de chambre, le personnel d'entretien, les travailleurs sur clavier (caisse, ordinateur), les musiciens, les employés dans l'industrie agroalimentaire, les bouchers.
Traitement
Il est médical par le repos, les infiltrations locales pour les formes
purement sensitives.
Il est chirurgical en cas d'échec du traitement médical.
La qualité des résultats dépend de la précocité
du traitement. Les sujets exposés aux vibrations récupèrent
souvent moins bien. Le médecin du travail doit faciliter le reclassement
et demander un allègement de la charge de travail au niveau des poignets.
Ce sont les lombalgies et les dorsalgies qui peuvent être considérées également comme des T.M.S., mais il s'agit de maladies moins spécifiques donc moins faciles à cerner.
Exemple : Les caissières
de grandes surfaces figurent au rang des professions les plus touchées.
Des études ergonomiques faites par les médecins du travail ont
permis d'analyser, dans le détail, les conséquences des procédés
de la scannérisation et de l'ensachage des articles par les caissières.
Elles ont montré notamment qu'en réduisant le temps de passage
des clients aux caisses, le contenu du travail avait changé du fait
de la répétitivité du rythme de travail élevé,
des manutentions importantes, de la complexité pour gérer des
tâches simultanées.
Ainsi 93 % des articles sont soulevés au moment de la lecture du code-barre
(scannés), ce qui implique des mouvements répétés
des membres supérieurs, le plus souvent sans appui et sous tension,
avec une large amplitude de mouvements à cause des tâches simultanées
et de l'emplacement de certains matériels.
Sachant qu'une caissière passe en moyenne 17 articles à la minute,
on peut considérer qu'elle manipule, dans ces conditions, plus de trois
tonnes de marchandises au cours d'une journée de 8 heures de travail,
le tout dans une situation de tension extrême puisqu'elle n'effectue
pas moins de 42 opérations physiques et mentales simultanément
en passant un client, à raison d'un client toutes les 2 ou 3 minutes,
en moyenne. Le pire concerne sans doute l'ensachage : la caissière
doit effectuer une torsion du tronc au passage de chaque article.
Le Bretagne est une région riche d'industries agroalimentaire. Le desossage des volailles, la découpe des viandes d'abattoir comportent des gestes répétitifs, identiques à eux-mêmes plusieurs centaines voire plusieurs milliers de fois par jour. Les TMS y sont donc nombreuses. Toujours en Bretagne, pour l'année 1996, il y a eu 930 tableaux 57 reconnus pour un total de 1036 MPI. Le secteur "alimentation" en déclarait à lui seul 496.
Les principales mesures de prévention
qui peuvent être prises sont de deux ordres :
- un diagnostic le plus précoce possible :
Le coût humain, social et économique des T.M.S. est considérable
: 3963 cas de MPI en 1994, sans citer toutes celles qui ne sont pas déclarées
et qui restent à la charge de l'assurance maladie laquelle rembourse
les traitements et indemnise les arrêts de travail à répétition.
Pourtant les entreprises hésitent encore à s'engager dans
la prévention, alors qu'elle n'est pas forcément un obstacle
à l'efficacité.
Le tableau 57 indemnise une partie seulement de ce type d'affections. Le recours à la procédure régionale d'appel (CRRMP) est fréquent pour ces affections.