Poxviridae

Pr. Colimon

Dpartement de Virologie

CHU de Rennes, 2 rue Henri Le Guilloux, 35033 Rennes Cedex


mis jour le 13 novembre 2001


1. Gnralits : Biologie des poxviridae
1.1. Classification
1.2. Structure
1.3. Rplication
2. Les infections gnralises Poxviridae chez lhomme
2.1. Epidmiologie
2.2. Physiopathologie et clinique
2.3. Diagnostic virologique

2.4. Traitement
2.5. Prophylaxie-Vaccin
3. Les infections localises Poxviridae chez lhomme
3.1. Epidmiologie
3.2. Physiopathologie et clinique
3.3. Diagnostic virologique
3.4. Traitement
3.5. Prophylaxie-Vaccin


 

1. Gnralits : biologie des poxviridae

Rappel historique : en 1796 exprience de la vaccination par Jenner :
- inoculation du  COWPOX   1 garon de 8 ans
- aprs gurison ,inoculation de la variole
- lenfant ne tombe pas malade
NB :pox=pustule

 

1.1. Classification

Ce virus appartient au groupe I : virus ADN double brin

Famille

Sous famille

Genre

Espce type

Autres virus humains

Poxviridae

Chordopoxvirinae
Entomopoxvirinae

Orthopoxvirus 
Parapoxvirus
Molluscipoxvirus

Vaccine 

Molluscumcontagiosum V

Variole : nodule du trayeur

1.2. Structure

Taille des virions :400nm en forme de drages (cest le plus gros des virus)
Virus complexe
Membrane externe / interne
Nuclocapside
2 corps latraux biconcaves
Capside de symtrie complexe
ADN double brin

1.3. Rplication

Virus ADN double brin de classe I

La rplication est cytoplasmique, ce virus nutilise donc pas lARN polymrase de la cellule, il possde donc ses propres enzymes. :

Ģ Enzymes structurales :
-ARN polymerase ADN dpendante => ARNm prcoce => protine prcoce
-Dcapsidase terminale
Ģ Synthse dADN viral
Ģ Synthse de messagers tardifs
Ģ Assemblage des virions
Ģ ibration par lyse cellulaire

Ce virus possde donc une grande autonomie. On pense quil proviendrait dune bactrie.

2. Les infections gnralises poxviridae chez lhomme

2.1. pidmiologie

-Il vient de lorthopoxvirus

ectromelia est un virus de souris (ncrose des viscres et des membres)
alastrum : variole mineure
varila majeure : variole
monkeypox peut infecter lhomme (vu en Afrique)

Ces virus sont rsistants la dessication et peuvent tre transmis par lair, ce qui explique ltendue des pidmies anciennes de la variole

- la transmission du virus dessch est controverse
- la transmission par arosol est prouve

Cest la forme humide qui transmet linfection.
Normalement, lradication de la variole a t obtenue en 1979 ( arrt de la vaccination)

2.2. Physiopathologie-clinique de la variole

2.2.1. Mode de contamination

par les voies ariennes, par contact cutano-muqueux.

Le virus est libr des lsions de loropharynx dans les scrtions. Les virions libres sont trs infectieux.
Les crotes sont moins infectieuses.
Il existe beaucoup de similitudes avec la varicelle.
Dailleurs en anglais, varicelle se dit: chickenpox et la variole :pox

 

2.2.2. Multiplication et diffusion dans lorganisme

- sites de multiplication :
J1 les voies ariennes suprieure et infrieures
J3 infections des macrophages alvolaires
J4 infection des ganglions lymphatiques

Il ny a pas de signes cliniques accompagnant linfection des voies ariennes suprieure. Il ny a pas dinfectiosit pendant lincubation ( la rumeur est donc fausse : des kamicases infects de la variole ne peuvent pas contaminer les foules pendant cette priode).

- virmie primaire J4 approximativement
- pntration par voie olfactive
- sites secondaires  de multiplication sont vraisemblablement : J4-J8

les ganglions lymphatiques
la rate
la moelle osseuse

- virmie secondaire associe aux cellules
- dissmination cutano-muqueuse :

macules (a se voit)
papules (a se palpe)
vsicules
pustules
crotes
cicatrices J32

Elles sont indlbiles contrairement celles de la varicelle.

La vaccine est gnralise chez limmunodprim et chez le sujet prsentant nu terrain atopique. Le vaccin ntait donc pas u acte sans risque car on inoculait un virus  amoindri  chez une personne saine qui pouvait alors contamine un sujet risque qui ,lui, ne pouvait pas tre vaccin.

2.3. Diagnostic virologique

Mthodes de diagnostic

2.3.1. Dtection du virus ou de ses constituants

prlevements examens

-microscope lectronique lsions
-antignes : -cytologie
-lsions
-isolement de lorthopoxvirus uniquement (seul cultivable)
-gnome : lsions par PCR

2.3.2. Dtection des anticorps (utilise autrefois)

prlevements examens

-fixation du complment
-inhibition de lhmagglutination (on utilise des globules rouges de poulet)
-sroneutralisation

Une des squelles de la variole est la ccit.

2.4. Traitement

Ģ Spcifique : aucun

Ģ Symptomatique : antibiothrapie pour viter linfection des lsions

2.5. Prophylaxie - Vaccin

- mesure dhygine

- confinement des malades

- vaccination : possibilit de lancer des campagnes de vaccination ltude. Le problme est que le taux de complication associes la vaccination est important

42.3 enfants de moins de 1 an sur 1000 000 sont atteint dencphalite
394.4 enfants de moins de 1 an sur 1000 000 sont atteint de vaccine gnralise

Ainsi, le vaccin tuerait plus que le risque du bioterrorisme. Les taux de complications ne sont pas ngligeables et donc difficilement acceptables.

3. Infections localises poxviridae chez lhomme

3.1. pidmiologie

3.2. Physiopathologie-clinique

-mode de contamination :

contamination par contact cutano-muqueux
contamination par contact avec les animaux : mouton, vache

-infections loco-rgionales

-infections cutano-muqueuses :

dermatite pustuleuse contagieuse transmise par le mouton (virus Orf)
nodule du trayeur
molluscum contagiosum : MST , lsions molles et rouges
tanapox et tumeur de Yaba : partir des animaux

3.3. Diagnostic virologique

Mthode de diagnostic

3.3.1. Il ny a pas de srologie

3.3.2. Dtection du virus et de ses constituants

prlevement examens

-antigne : cytologie et lsions
-microscope lectronique : lsions
-pas disolement (parapox), pas cultivable
-gnome

3.4. Traitement

Ģ Spcifique : aucun

Ģ Symptomatique : antibiothrapie (contre infection ds nodules)

3.5. Prophylaxie Vaccin

-mesure dhygine

-pas de vaccination

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